Chut!

drapeaux mairie metzQuand on regarde l’hôtel de ville de Metz, on observe concrètement que le premier jour de l’année deux mille seize a mis fin à une identité assortie d’une longue histoire.

Voyons sur sa façade, sous les fenêtres, juste en dessous de la devise républicaine, Liberté, Egalité, Fraternité, il a disparu à toute vitesse et en silence ! Chut !!!!!

Comptons de gauche à droite, un, deux, trois, quatre, cinq ! Cinq baudriers : le premier porte, fier, celui de nos trois couleurs de France, le bleu, le blanc et le rouge puis un vide, un absent, ensuite l’étendard messin, noir et blanc puis la bannière bleue étoilée et le cinquième, de nouveau, le pavillon patriotique.

Le second aurait-il chu ? Que s’est-il passé ? Le drapeau lorrain dont le blasonnement est « d’or, à la bande de gueules, chargée de trois alérions d’argent » n’est plus, comme sa région dont on doit faire le deuil. Qu’importe que depuis 511, on parle de l’Austrasie, il vaut mieux chanter avec les nouvelles sirènes, sonnantes et trébuchantes, car c’est au nom des sous que l’on raye d’un trait l’histoire et l’avenir. Ce seront des économies, dit-on ! On verra, pour le moment cela n’en prend pas le chemin et n’a pas été démontré. Comme toutes les décisions qui sont le fruit blet d’un monarque peu éclairé et de ses vassaux. Les seigneurs de la guerre ont pris le contrepied tout en sachant qu’ils seraient tous au rendez-vous dans la cour ! Mais où est donc le fou du Roi ?

Alérion, c’est l’anagramme de LOREINA, l’ancienne orthographe de Lorraine, peut-on y voir l’espoir d’un envol prochain ?

Qu’en pensent Paul Verlaine et Maurice Barrès ?

 

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4 commentaires

  1. si une bande de fonctionnaires cachés dans le palais en question se penchent sur les mérites respectifs des drapeaux, il est à craindre que les pistes cyclables, ou les hôpitaux, en souffrent ! Bien vu, Vu du Mont !

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