Arduan

Depuis l’hôtel de Cluny, rue Victor Cousin, à Paris, en juin 1872, Arthur Rimbaud écrivait à son ami Ernest Delahaye :

« Oui, surprenante est l’existence dans le cosmorama Arduan. La province, où on se nourrit de farineux et de boue, où l’on boit du vin du cru et de la bière du pays, ce n’est pas ce que je regrette .»… « J’ai une soif à craindre la gangrène : les rivières ardennaises et belges, les cavernes, voilà ce que je regrette. »

Le poète ardennais Arthur Rimbaud utilise souvent dans sa poésie de nombreux mots empruntés à la langue ardennaise ; dans sa Beuguette quotidienne, Yanny Hureaux nous le rappelle à travers deux mots : « darne » et « dôyes ». Ne croyez pas que ces mots fussent désuets ! Que nenni, je les ai entendus dans la bouche de ma grand-mère et de sa fille, donc ma mère. Bonne lecture.

*arduan pour ardennais

La Beuquette à lire ci-dessous

D’je darnille

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