GA BU ZO MEU

Le monde de Ferber

Le monde de Ferber

Vous vous apprêtez tranquillement à prendre le train en gare de Metz et voilà devant le parvis, le big bang qui vous saute en pleine figure. Imaginez, posée sur son socle, notre bonne vieille terre prend la forme d’un immense cube sur lequel se détachent océans et continents. La sculpture métaphorique, en métal, due à l’artiste Éric Ferber, en dit long sur l’état de notre monde pour l’avoir ainsi transformé.

Longtemps, la terre fut considérée plate et il fut hérétique de dire le contraire. A la suite de Nicolas Copernic, dans sa théorie des mouvements planétaires, Galilée fut condamné par l’Inquisition. Depuis, nous gardons en mémoire  « Eppur’, si muove ! » (Et pourtant, elle se meut!). Mais tourne-t-elle bien rond ? Jetée ainsi à notre regard, sous l’apparence d’un dé, c’est dire que des apprentis sorciers jouent avec elle. Sans l’axe d’orientation, tordue par la convoitise, le lucre, la débauche, la vénalité, la guerre, la pauvreté, elle souffre des maux de notre monde moderne qui achèvent l’humanité.

Ainsi, le sculpteur, avec peu de chose, nous démontre un monde nouveau qui naît sous nos yeux et qui pourrait être celui de l’échange bienveillant et alors, pour de bon, au service de l’Homme.

Dans un feuilleton avant-gardiste des années 1968 s’affrontaient sur leur planète des Shadoks, toujours en quête de projets abracadabrantesques, et des Gibis penseurs qui les laissaient s’y essouffler, dans leur langage GA BU ZO MEU.

Notre monde est-il imbécile ? Qu’en penserait Kepler?

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