Hommage

Henri Alban Fournier, dit Alain Fournier, est honoré à Metz, à travers le lycée qui porte son nom d’écrivain. Sa proviseure rappelle les mots forts de l’établissement qu’elle dirige : implication, citoyenneté et réussite. Voilà un programme ambitieux pour celles et ceux qui se préparent à servir les autres dans les métiers de la santé et du social.
Nul doute que l’auteur du Grand Meaulnes adhérerait à un tel projet, lui dont la jeune vie (28ans) fut fauchée par deux balles dans les bois de Saint-Rémy-la-Calonne, le 22 septembre 1914, alors que lieutenant, il était en mission de reconnaissance avec ses hommes dans le secteur de la Tranchée de Calonne. Il symbolise toutes les destinées prises lors de cette guerre monstrueuse et représente les 403 écrivains morts en 1914-1918. Le cimetière de Saint-Rémy accueille quatre-vingt-six soldats dont Alain Fournier ; son corps, au côté de ses hommes, fut retrouvé dans une fosse commune, en 1991. Ce n’est malheureusement pas le cas de Louis Pergaud (33 ans), l’auteur de La Guerre des boutons, blessé lors de l’attaque contre Marchéville-en-Woëvre, porté disparu le 8 avril 1915, on n’a jamais retrouvé son corps. Hommage à ces héros ordinaires français et allemands, qui sont les contributeurs de la paix, au péril de leur vie.

A qui sert une guerre puisqu’au bout il s’agit de la destruction des hommes ?

Qu’en penserait Augustin Meaulnes ?

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