Bobine

A Metz, en plein centre ville, le Caméo Ariel constitue une institution en matière de programmation cinématographique originale. On s’y rend à pied et en famille.

Pour suivre le diktat du libéralisme bon ton, les nouveaux convertis, Bürgmeister alias DG et son portefaix le Cultureux alias HL, ont vendu leur âme au diable Kinépolis, tant à Muse qu’à Waves. Qu’importe aussi que les cinémas alentour, ceux de Marly et d’Ars-sur-Moselle périclitent !

« Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage » A partir de cet adage, tous les prétextes fallacieux sont avancés et répétés à l’envi pour justifier l’injustifiable. Mais il est vrai que le cynisme est politique et le bien commun jeté aux orties. Qu’un cinéma en bonne santé ferme au profit d’une enseigne au-delà des remparts, cela ne gêne pas leur éthique. Ils donnent le change : emplois sauvegardés et travaux payés, voilà brandi le chantage !

Ainsi, vidant de sens la ville, nous irons joyeux en voiture pour la dernière séance de l’autre côté des rails et sur le terrain vague.

Mais v’la t’y pas que DG se rend en pèlerinage pour expier ses péchés et faire pénitence, ce dimanche quatorze décembre à 18h, en catimini, en pleine crise de bonne conscience, il vient voir au Caméo : Timbuktu, un film dénonçant les pratiques jihadistes.
Serait-il allé trop loin ?

Qu’en pensent les professionnels de la profession ?

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