Schuman

Ici, sur les pentes du mont qu’il affectionnait arpenter et y réfléchir, repose un artisan de l’Europe. Après trois guerres successives, le trio infernal, Bismarck, Wilhelm II, Hitler, dans leur délire de frivolités expansionnistes laissèrent l’Europe en feu et à sang. Raccrochés au clou vos « über alles in der Welt », place à la conscience chrétienne de Robert Schuman et Konrad Adenauer, pères de la CECA en mai 1950, qui portèrent sur les fonds baptismaux une Europe pacifique, prospère pour les peuples, une Europe de la joie, d’abord à six puis à onze durant « Les Trentes Glorieuses ». Économie et social feront bon ménage mais dès lors, durant dix ans, Delors, le Monsieur Loyal, exhibera sur la scène les chiens savants, « monnaie unique et phynance ». Depuis, d’autres commissaires suivront, animant les indomptés et indomptables « l’euro et la spéculation financière » qui dans leur traîne entraînent la terreur, la mort et un cortège long de vingt cinq millions et sept cent mille non-employés, en deux mille treize. A douze, à quinze, à vingt-sept puis à vingt-huit, il est temps de siffler la partie ; l’échec est patent, consommé, comme en témoignent la désindustrialisation, la pauvreté, le chômage et tous les dommages collatéraux inhérents à ce supplice. Cette UE, néo-libérale, peine à reconnaître son erreur et pourtant faire demi-tour s’avère plus prudent chaque jour. Peut-on construire une vraie Europe européenne des nations souveraines outillée d’une monnaie commune avec les ajustements pour leur développement et la dignité humaine avec un job pour chacun ? Qu’en penserait Rouget de Lisle ?

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