Surenchère

V’la t’y pas qu’un veau d’or apparaît dans un paysage de carton pâte et de tôle ondulée. Vagues, en anglais, Waves, le corrupteur bave son anglicisme bon ton pour chalands en quête de nouvelles idoles modernes et clinquantes, prêts à assouvir la délirante consommation et y vendre leur âme. Pique le piolet percuteur chaque jour, pour accompagner la mondialisation et son globisch. Le paradis – artificiel – est promis aux badauds badins, béats dans le béton bêta avec la promesse racoleuse de réinventer l’hospitalité, rien moins que ça. C’est une altération ! L’hospitalité, un produit à vendre ?
Que l’on sache, c’est de l’ordre de l’altérité, de la charité humaine, sans rien demander en retour ! Le confondu est grotesque et entretenu par de pédants, prétentieux promoteurs, qui y voient un Waves, is all you need… La francophonie a du boulot et la loi aussi.

De plus, la parade continue dans une surenchère, comme une fuite en avant, menée par des gandins qui brandissent Muse, l’autre temple marchand. On propulse le chiffre des emplois telle une menace. Muse t’amuse et t’abuse : combien tomberont pas loin, à ton avis? L’argument n’a plus de poids et désigne leur échec : le vrai faux.

Waves, Muse… Pour sûr, Saint Jacques, ça fait un peu ringard. Pourtant, il y a peu, c’était l’étendard de Metz, La Commerçante . Passant, t’en souviens-tu?

Du néo-paganisme, qu’en pense Marc Augé ?

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2 commentaires

  1. Le billet est réaliste. Loin d’heurter les consciences, la course affolée menée par nos contemporains ne trouve pas d’autre justification que de combler le vide culturel et affectif que d’aucuns voudraient combler avec le profit et la consommation. La stratégie des spéculateurs devient l’objectif, et la victoire voudrait revenir à ceux qui l’affichent. Revenons à un paradigme simple : le bonheur ne s’achète pas!

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