GAZETTE

En l’an 180, Symphorien, fils de famille noble et chrétienne refusa d’adorer la déesse Cybèle. Incarcéré, battu, martyre, il fût condamné à mort. A son juge, il rétorqua : «  Tu as puissance sur mon corps, tu n’auras pas mon âme ». A Metz, en l’an 609, l’abbaye Saint-Symphorien s’élève.
Symphorien signifie « celui qui nous porte en lui », c’est-à-dire dont la présence est bienfaisante. Aujourd’hui, les traces sont véhiculées par l’île, le boulevard, l’église et le stade qui s’honorent de porter le nom de Saint-Symphorien.

Depuis 1932, les supporters sont fiers de se rendre à Saint-Symphorien, stade du football club de Metz qui évolue au plus haut de l’élite, en ligue 1, pour encourager les joueurs professionnels aux couleurs Grenat et Blanc, dignes représentants d’une ville et d’une région.
Pour communier dans la même ferveur, sitôt franchi l’enceinte du stade Saint-Symphorien, le public reçoit un journal qui exalte la valeur des joueurs et les performances de l’équipe. Le nom de cette lettre : Gazette St Symph ! Décapité comme le martyre !
Est-ce pour céder aux nouveaux canons de l’abrégé, du short message service, du langage abscons que le saint rend l’âme encore une fois, sous la loi dictatoriale d’un conformisme bon ton et d’un marketing peu soucieux des vraies références ? Rendre au saint son nom entier, ne serait-ce pas judicieux ?
Qu’en pense notre Président Nanard ?

 

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