Sainte Barbe

Quelle barbe ! Vendre l’unique « Dame de Fer » voici le défi du service immobilier de l’évêché de Nancy. L’église emblématique du village minier lorrain de Crusnes aura-t-elle le même sort que la sainte à qui elle est dédiée, taillée en pièces et décapitée, faute d’un repreneur !

Mon Dieu, que de richesses, d’originalité et de talents croisés. D’abord le mécène, la famille De Wendel, leurs architectes Claude Robbe et Alphonse Fénaux puis le constructeur métallique, Ferdinand Fillod qui rendent l’ouvrage particulier, ce prototype fabriqué en vue de séries pour les missions. C’est aussi la création d’artistes ; il faut voir la verrière de Mauméjean selon un carton de Hélène Delaroche, la décoration par les peintures de Nicolas Untersteller, né à Stiring-Wendel, et le chemin de croix de Georges Serraz qui l’a taillé dans des blocs de minerai.

Voilà un beau lieu qui faute de cultes peut revivre par des visites touristiques. Encore faut-il y croire ! Halte aux calembredaines !

La culturelle minischtre, Madame Filippetti, pourrait se porter au chevet de la suppliciée et pour le moins, le Président du Conseil Régional, Jean-Pierre Masseret et Mathieu Klein, le Président du Conseil Général, comme frères de cœur. Que Sainte Barbe les protège de son manteau !

L’empreinte, l’histoire méritent-t-elles qu’on s’y attarde ?

Qu’en pense le maire de Crusnes, Alain Eckel ?

 

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