Verdure

A 358 mètres, un Mont vert domine Metz et la vallée de la Moselle. Sa tour hertzienne qui fit place au télégraphe de Chappe, n’échappe pas au regard.
L’évêque Drogon y déposa les reliques de Saint Quentin, en 835. Sur sa côte, se tint le sabbat de sorcières, comme Colatte Happe-la-mort, brûlée pour maléfices. Le 19e siècle y laissa des fortifications militaires et l’annexion, la Tour Bismarck. Poumon vert, le Mont, devenu réserve naturelle, protège sa faune et sa flore sur 675 ha. Aujourd’hui, les vignes « de feu », les vergers reconquièrent leur riche passé. Le flâneur, le promeneur, le marcheur arpentent les coteaux boisés, havre verdoyant, par des chemins tenus par de gentils baliseurs. D’ici, la vue court loin aux confins de la Moselle.

C’est récent mais certains esprits malins voudraient réinvestir le lieu à l’aide d’un téléphérique depuis Metz. Leurs élucubrations relèvent de billevesées et d’un verbiage saugrenu : « faire des patrimoines naturels un élément clé de la future attractivité et de l’image de l’agglomération messine ».
Que diable, avons-nous besoin d’affairisme sur les vertes pentes du Mont ? Nul besoin d’escarpins pour urbains en mal de sens, une bonne paire de chaussures suffit à notre bonheur !
Qu’en pense Jean-Marie Pelt ?

 

 

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