Marguerite

Ce samedi 8 mars, ensoleillé, la célébration de la Journée de la Femme, caisse de résonance, fait valoir l’égalité homme-femme. Elle revendique les mêmes droits, des rémunérations identiques pour un même travail. Mais, elle appelle aussi à la cessation des violences conjugales, au mariage forcé, au droit à l’éducation et à la lutte contre les a priori. Ce message de progrès pour chacun se recommande de l’institution onusienne.

Ici, comme un étendard, à l’instar de Marguerite Obrecht brille le courage. Marguerite, Margot, maquisarde, militante, mosellane, mérite que l’on martèle son nom et médite sur l’action de cette digne résistante. Dans le réseau Mario animé par Jean Burger, elle tint ses missions : chapardage de papier d’imprimerie, collecte de renseignements, diffusion de tracts, transports d’armes à la barbe de l’occupant allemand en Moselle annexée.
Arrêtée en octobre 1943, torturée par la Gestapo à Metz, détenue à la prison de Fort Queuleu, y entonnant la Marseillaise le 14 juillet, elle s’échappera du camp de Schirmeck à la Libération.
Donner son nom à l’une des rues de Metz honorerait la cité de son souvenir et illustrerait par l’exemple cette fête qui devrait avoir lieu toute l’année.
Qu’en penserait Madame Geneviève de Gaulle-Anthonioz ?

 

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